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Avec le temps, les étés passés avec Guillaume ont arrêté de se présenter à ma mémoire en tant qu’aventures particulières et distinctes — aujourd’hui, ils ressemblent plutôt à une grande journée très ensoleillée dans laquelle le temps ne passe pas vite, parce qu’on est jeune et tout semble encore devant nous.
Je visitais toujours de loin. C’est une longue histoire. Mais ce qui est important de retenir, c’est que la maison turquoise où habitait Guillaume était pour moi une place intemporelle, fixe par rapport au flou de toutes ces autres places du Canada.
J’admirais la façon dont Guillaume allait vers les gens, sa façon de faire rire, de nous amadouer avec la blague. J’en était moins capable, moi, le grand, le prudent, le discret. On était différents, mais il me complémentait, comme la passion complémente la raison. On avait tous les deux le même prénom.
D’en dessous de la galerie de la maison turquoise, les lys se bousculaient vers le soleil, tandis qu’à côté, le grand pommier ouvrait ses bras vers le ciel bleu. Il faisait chaud l’été. On se promenait de bout en bout du village, un petit tour à l’église, à la cour d’école, toujours dans l’air frais et bon de la campagne. Le soir, c’étaient des films loués au dépanneur du coin, ou sinon en ville si nous étions chanceux — c’était parfois le projet d’une journée, se négocier un lift.
En ville, chez Roma, Guillaume mangeait la poutine italienne, redoutable plat qui lui causait des pets épouvantables, au point qu’ils ont été surnommés “les pets de poutine de chez Roma” (crédit: Karlyne). Dans la petite chambre où on dormait, ce n’était pas un cadeau. Ça ne devait pas sentir très bon, une chambre fermée où dormaient deux garçons de douze ans. À ce jour, je n’ai rien senti d’aussi puissant en terme de pet. Et je pète beaucoup.
Un soir, à l’Éxpo, quand nous étions un peu plus vieux, on se promenait à travers la foule du soir. Guillaume portait son t-shirt neuf avec la grosse fraise dessus — il en était fier, c’était une marque de skate, je crois — et les hommes des kiosques nous criaient “heille le grand, heille la fraise!” pour nous attirer vers les jeux. Guillaume était tout insulté. Il broyait du noir. Avec sa coupe champignon, il croisait les bras.
Quelque part, je ne peux pas vous expliquer où exactement, mais quelque part, nous sommes tous les deux assis devant le coucher du soleil, et on se raconte des histoires vraies et éternelles. Ce que nous avons partagé de la vie sera toujours là.Avec le temps, les étés passés avec Guillaume ont arrêté de se présenter à ma mémoire en tant qu’aventures particulières et distinctes — aujourd’hui, ils ressemblent plutôt à une grande journée très ensoleillée dans laquelle le temps ne passe pas vite, parce qu’on est jeune et tout semble encore devant nous. Je visitais toujours de loin. C’est une longue histoire. Mais ce qui est important de retenir, c’est que la maison turquoise où habitait Guillaume était pour moi une place intemporelle, fixe par rapport au flou de toutes ces autres places du Canada. J’admirais la façon dont Guillaume allait vers les gens, sa façon de faire rire, de nous amadouer avec la blague. J’en était moins capable, moi, le grand, le prudent, le discret. On était différents, mais il me complémentait, comme la passion complémente la raison. On avait tous les deux le même prénom. D’en dessous de la galerie de la maison turquoise, les lys se bousculaient vers le soleil, tandis qu’à côté, le grand pommier ouvrait ses bras vers le ciel bleu. Il faisait chaud l’été. On se promenait de bout en bout du village, un petit tour à l’église, à la cour d’école, toujours dans l’air frais et bon de la campagne. Le soir, c’étaient des films loués au dépanneur du coin, ou sinon en ville si nous étions chanceux — c’était parfois le projet d’une journée, se négocier un lift. En ville, chez Roma, Guillaume mangeait la poutine italienne, redoutable plat qui lui causait des pets épouvantables, au point qu’ils ont été surnommés “les pets de poutine de chez Roma” (crédit: Karlyne). Dans la petite chambre où on dormait, ce n’était pas un cadeau. Ça ne devait pas sentir très bon, une chambre fermée où dormaient deux garçons de douze ans. À ce jour, je n’ai rien senti d’aussi puissant en terme de pet. Et je pète beaucoup. Un soir, à l’Éxpo, quand nous étions un peu plus vieux, on se promenait à travers la foule du soir. Guillaume portait son t-shirt neuf avec la grosse fraise dessus — il en était fier, c’était une marque de skate, je crois — et les hommes des kiosques nous criaient “heille le grand, heille la fraise!” pour nous attirer vers les jeux. Guillaume était tout insulté. Il broyait du noir. Avec sa coupe champignon, il croisait les bras. Quelque part, je ne peux pas vous expliquer où exactement, mais quelque part, nous sommes tous les deux assis devant le coucher du soleil, et on se raconte des histoires vraies et éternelles. Ce que nous avons partagé de la vie sera toujours là.1 Comments 0 Shares 728 ViewsReact
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Je reconnais ici la main chanceuse de Guillaume.
Il était toujours à l'affût d'une pièce de collection. Il savait flairer la bonne affaire et brocanter comme pas un! J'ai souvent vu briller le respect dans les yeux de vieux antiquaires aguerris avec qui Guillaume négociait régulièrement. Cette brillance dans leur regard, c'était du 2 pour 1... certes pour l'objet de valeur que ces acheteurs voulaient acquérir mais également, pour tout le plaisir qu'ils éprouvaient en compagnie de Guillaume; à jaser, à rire, à dealer et à se raconter des histoires de chasses au trésor.Je reconnais ici la main chanceuse de Guillaume. Il était toujours à l'affût d'une pièce de collection. Il savait flairer la bonne affaire et brocanter comme pas un! J'ai souvent vu briller le respect dans les yeux de vieux antiquaires aguerris avec qui Guillaume négociait régulièrement. Cette brillance dans leur regard, c'était du 2 pour 1... certes pour l'objet de valeur que ces acheteurs voulaient acquérir mais également, pour tout le plaisir qu'ils éprouvaient en compagnie de Guillaume; à jaser, à rire, à dealer et à se raconter des histoires de chasses au trésor.0 Comments 0 Shares 753 ViewsReact
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Ce cher Guillaume, que j'ai connu par l'entremise de Cath, était rempli de bienveillance et de bonté. Mon souvenir le plus précieux avec lui est en lien avec mon coco Mathieu. Quand Math avait 3-4 ans, il était en amour avec tout ce qui concernait les voitures (Flash Mcqueen pour ne nommer que celui-là) et tous les trucs à moteur. Quand on croisait Guillaume et qu'il était sur sa moto, peu importe s'il était pressé ou non, il prenait toujours le temps d'attendre Mathieu pour qu'il puisse le regarder partir et "faire du vrai gros bruit". Je soupçonne même que Guillaume venait souvent à la garderie à moto pour rendre mon Math heureux! Merci Guillaume, ce souvenir est plus que précieux!Ce cher Guillaume, que j'ai connu par l'entremise de Cath, était rempli de bienveillance et de bonté. Mon souvenir le plus précieux avec lui est en lien avec mon coco Mathieu. Quand Math avait 3-4 ans, il était en amour avec tout ce qui concernait les voitures (Flash Mcqueen pour ne nommer que celui-là) et tous les trucs à moteur. Quand on croisait Guillaume et qu'il était sur sa moto, peu importe s'il était pressé ou non, il prenait toujours le temps d'attendre Mathieu pour qu'il puisse le regarder partir et "faire du vrai gros bruit". Je soupçonne même que Guillaume venait souvent à la garderie à moto pour rendre mon Math heureux! Merci Guillaume, ce souvenir est plus que précieux!0 Comments 0 Shares 758 ViewsReact
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Guillaume se passionnait pour la photographie.
Il nous laisse de magnifiques photos comme celle-ci
La petite fille et le magnolia / Avril 2024Guillaume se passionnait pour la photographie. Il nous laisse de magnifiques photos comme celle-ci La petite fille et le magnolia / Avril 20240 Comments 0 Shares 802 ViewsReact
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Les filles, Catherine, vous lisez ceci, car votre papa, ton amoureux, complice de vie, mon ami, nous a quitté et qu’en cette lecture, il manque à toutes!!! Comment vous dire ce que Guillaume était, ce qu’il représente à mes yeux… Au primaire, il était gêné, pas le plus grand des sportifs, le petit potelé de la classe avec ses belles taches de rousseurs, pas vraiment mon best body… Mais pourquoi aies-je tant accroché à Guillaume par après et quand exactement? Je n’ai pas le souvenir malheureusement, mais je crois que c’est arrivé parce que les vrais amis, ça connecte sans même se poser la question. On traînait toute la petite gang de St-Simon à l’OTJ, au sens unique, au dépanneur, chez nous… Mes souvenirs sont vraiment flous, mais je crois que sa simplicité, son authenticité, son respect m’amenant à pouvoir être moi, sans jugement, car j’avais un grand manque de confiance en moi avec mes dents croches, mais jamais je n’ai senti un regard désobligeant ou un jugement de sa part. J’étais sa princesse haha, ce qu’il m’a souvent écrit. Sa positivité. Je n’ai pas le souvenir d’un Guillaume défaitiste. Son HUMOUR!!! On a ce même humour absurde, sarcastique, mais dont Guillaume en est le maître. J’ai souvent eu des petits messages de sa part qui m’ont marqué au secondaire comme: je suis né tout nu. Mais qui pense à ce genre de réplique? Guillaume haha. Avec Guillaume, j’étais tout simplement bien! Son sourire. Ce même petit sourire difficile à décrire, mais présent sur chaque photo de lui. C’est un de mes souvenirs ineffaçable. Guillaume est le meilleur ami que quiconque pouvait avoir et j’ai eu cette merveilleuse chance de l’avoir!!! Votre papa, ton amoureux, vous le connaissez mieux que moi, s’étant perdu de vue ces dernières années, mais vous verrez vous aussi que cette personne, malgré une distance physique, sans appel et désormais sans nouvelle possible malheureusement, on ne l’oublie pas, jamais! Je sais qu’il veille fort, fort sur vous et vous accompagne dans tout. Il vous guide dans vos rêves, votre quotidien. Continuez d’avancer, car il vous tient toujours et vous tiendra toujours la main! Et comme il m’a si bien écrit en secondaire 5: soyez heureuses, c’est ça l’important. Xxx
Je n’ai pas beaucoup de photos de lui, mais je vous offre ses photos du primaire et secondaire des fois que vous ne les auriez pas vues ????. Et les deux phrases légendaires qui m’ont marquées.
Josée ChevretteLes filles, Catherine, vous lisez ceci, car votre papa, ton amoureux, complice de vie, mon ami, nous a quitté et qu’en cette lecture, il manque à toutes!!! Comment vous dire ce que Guillaume était, ce qu’il représente à mes yeux… Au primaire, il était gêné, pas le plus grand des sportifs, le petit potelé de la classe avec ses belles taches de rousseurs, pas vraiment mon best body… Mais pourquoi aies-je tant accroché à Guillaume par après et quand exactement? Je n’ai pas le souvenir malheureusement, mais je crois que c’est arrivé parce que les vrais amis, ça connecte sans même se poser la question. On traînait toute la petite gang de St-Simon à l’OTJ, au sens unique, au dépanneur, chez nous… Mes souvenirs sont vraiment flous, mais je crois que sa simplicité, son authenticité, son respect m’amenant à pouvoir être moi, sans jugement, car j’avais un grand manque de confiance en moi avec mes dents croches, mais jamais je n’ai senti un regard désobligeant ou un jugement de sa part. J’étais sa princesse haha, ce qu’il m’a souvent écrit. Sa positivité. Je n’ai pas le souvenir d’un Guillaume défaitiste. Son HUMOUR!!! On a ce même humour absurde, sarcastique, mais dont Guillaume en est le maître. J’ai souvent eu des petits messages de sa part qui m’ont marqué au secondaire comme: je suis né tout nu. Mais qui pense à ce genre de réplique? Guillaume haha. Avec Guillaume, j’étais tout simplement bien! Son sourire. Ce même petit sourire difficile à décrire, mais présent sur chaque photo de lui. C’est un de mes souvenirs ineffaçable. Guillaume est le meilleur ami que quiconque pouvait avoir et j’ai eu cette merveilleuse chance de l’avoir!!! Votre papa, ton amoureux, vous le connaissez mieux que moi, s’étant perdu de vue ces dernières années, mais vous verrez vous aussi que cette personne, malgré une distance physique, sans appel et désormais sans nouvelle possible malheureusement, on ne l’oublie pas, jamais! Je sais qu’il veille fort, fort sur vous et vous accompagne dans tout. Il vous guide dans vos rêves, votre quotidien. Continuez d’avancer, car il vous tient toujours et vous tiendra toujours la main! Et comme il m’a si bien écrit en secondaire 5: soyez heureuses, c’est ça l’important. Xxx Je n’ai pas beaucoup de photos de lui, mais je vous offre ses photos du primaire et secondaire des fois que vous ne les auriez pas vues ????. Et les deux phrases légendaires qui m’ont marquées. Josée Chevrette0 Comments 0 Shares 799 ViewsReact
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Allo Guillaume. Cette journée est gravée dans ma mémoire à tout jamais. Cette journée où sans vraiment le savoir, tu as réalisé un de mes rêves : une promenade dans un « muscle car ». Un Barracuda vert lime. En plus, tu m’as laissé conduire ce monstre! Une belle « ride » inoubliable… tout comme toi… Finalement, tu m’as même payé une crème glacée! Tu étais un homme exceptionnel avec un grand cœur. Merci Guillaume.Allo Guillaume. Cette journée est gravée dans ma mémoire à tout jamais. Cette journée où sans vraiment le savoir, tu as réalisé un de mes rêves : une promenade dans un « muscle car ». Un Barracuda vert lime. En plus, tu m’as laissé conduire ce monstre! Une belle « ride » inoubliable… tout comme toi… Finalement, tu m’as même payé une crème glacée! Tu étais un homme exceptionnel avec un grand cœur. Merci Guillaume.0 Comments 0 Shares 798 ViewsReact
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Une personne unique. Une personne qui pouvait faire rire, et rendre les autres a l'aise ! Quel homme.Une personne unique. Une personne qui pouvait faire rire, et rendre les autres a l'aise ! Quel homme.0 Comments 0 Shares 888 Views 4React
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Rejean